De la culture canadienne et du CRTC…

C’est pourtant si simple:

Tous les efforts de protections/tarifications imaginables nécessitent de grandes énergies, produisent des injustices flagrantes, et on un effet inverse sur la promotion et la disponibilité de la culture en ligne. Ils sont toujours un gaspillage de ressources.

Tous les efforts de promotions et de diffusions sont soudainement, via Internet, multipliés au centuple dans leurs effets.

Donc, cessons d’investir nos énergies dans la fermeture et investissons la même énergie dans l’ouverture. L’objectif sera atteint beaucoup plus aisément.

Cessons également de croire qu’il y a des méthodes miraculeuses pour bloquer, protéger, ou limiter l’accès à vos contenus. Cessez de croire qu’un fournisseur peut vous fournir une technologie qui protège tout! Sur Internet, ça n’existe pas. Ceux qui veulent copier copierons de toute façon, sans trop d’efforts. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a un tas de gens qui veulent payer le juste prix et avoir accès à vos contenus aisément. C’est sur eux qu’il faut miser en étant plus présent et plus visible.

De la nostalgie…

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai le même âge que lui, mais j’ai très hâte au nouveau film de Ricardo Trogi (pardon Tro(d)gi).

Moi, ça me rend nostalgique:
– le changement d’école.
– Le ballon rouge de ballon chasseur.
– Le fait de savoir écrire en lettres attachées.
– Le bras dans le plâtre.
– Le catalogue fétiche de Distribution aux consommateurs (dont on ne peut nier l’influence encore aujourd’hui!)
– Le cruisage par proximité du coude.
– Xanadu (mais ça c’est la faute de ma soeur, Olivia est associée pour toujours à la Gaspésie pour moi!).

De la croissance tranquille…

La semaine dernière, lors de cette table ronde sur le commerce électronique, Stéphane Gauvin m’a présenté avec une (trop) longue biographie où je m’étais amusé à inclure le terme «croissance tranquille» pour décrire le plan d’affaires d’iXmédia, point qu’il a souligné comme un concept intéressant (il n’a pas osé dire «curieux»!).

Je suis persévérant dans ce concept, il m’a toujours bien servi. Il m’amuse par les réactions qu’il provoque. Les tentatives de profiter d’opportunités de croissances rapides furent, pour moi, décevantes et coûteuses. Donc, on construit par petit pas, une brique à la fois, autour d’un noyau solide, se fiant à notre instinct, notre intelligence et notre entourage.

Ça donne une croissance moins «excitante» aux yeux de certains, parfois même associée à un manque d’ambition. Pourtant ça donne surtout des obsessions différentes pour la solidité flexible, l’instinct réfléchi et la rationalité émotive. Tous des concepts encore plus contradictoires et surprenants, mais O combien appréciables en affaires. Parce que dans «le monde des affaires» (whatever that is!), tout est noir et blanc en même temps. Sinon, ça serait trop simple.

Heureux de voir que des sages reconnaissent maintenant la croissance tranquille comme un modèle pour notre nouvelle (?!) réalité économique. 🙂