Des choses inédites 2, 3, 4, 5 et 6…

Il semble qu’il y ait de la pression pour que j’écrive plus souvent! J’apprécie, mais je suis aussi en vacances, alors je ne me mets pas trop de pression (je laisse ça à mon entourage!), la paresse l’emporte facilement, j’avoue. Après quelques jours, les effets du décalage et de l’accélération touristique (vouloir tout voir ou revoir tout de suite) disparaissent tranquillement. San Francisco, c’est comme Paris, c’est bon pour l’inspiration et ça vient avec l’obligation de remplir des cahiers de notes (ou un iPhone) de nouvelles idées.

Bon, aujourd’hui, au moins cinq choses à partager que je n’avais jamais faites avant:

Il Canne Rosso (pas Carl, le resto!)

Manger: à l’incontournable Ferry Marketplace Building, au Il Cane Rosso (ça, ça veut dire le chien rouge). Petite salade aux concombres et au poulet roti avec un verre de rosé, et dire qu’on parle en mal du fast food américain. Avec vue sur le Bay Bridge. (Naturellement ça ne m’empêchera pas de retourner dans le coin pour le Slanted Door (classique apprécié depuis longtemps!) et la chocolaterie Recchiuti (ses poires aux chocolats, pour ma mère et ses caramels à la fleur de sel pour moi).

Wayne Thiebaud.

De Young.

Visiter: enfin, le De Young Museum, dans le Golden Gate Park, non pas pour les post-impressionnist masterpieces du Musée d’Orsay (la présente exposition, sold out), mais seulement pour l’architecture du bâtiment et la collection d’art moderne américain. Architecture, parce que Herzog + de Meuron, c’est pas n’importe qui, et que l’espace est vraiment impressionnant, par sa masse, sa simplicité complexe, sa tour d’observation et son recouvrement de cuivre percé. Art moderne américain, pour la variété des styles et des approches. On aime.

Uva Enoteca

Manger (encore) et bu: chez Uvo Enoteca. Triste d’avoir, comme voisin d’en face, un bar à vin italien avec une sélection de fromages et de charcuteries maisons à faire pleurer. Une ambiance chaleureuse et simple, vraiment un bel endroit. Oui, oui, vous allez dire qu’on fait un voyage de foodies. C’est vrai. Mais on marche beaucoup (!) et on (!) mange pour trois!

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Magasiner (toujours): dans Mission District, particulièrement sur Valencia, trois ou quatre découvertes éclectiques: le 826 Valencia pour son magasin de pirates, jambes de bois, yeux de vitre, cartes aux trésors, mais surtout prétexte à animer et financer ce merveilleux projets pédagogiques pour développer l’écriture et la créativité chez les 6 à 18 ans. On en rêverait pour Québec. Son voisin, le Paxton Gate pour adultes, magasin de curiosités animales et végétales. Et quelques coins de rues plus loin, le Paxton Gate version enfants, pour ses jouets de bois et ses trouvailles ludiques. Pour finir, l’autre côté de la rue, le Curiosity Shoppe, papiers, décorations et noeuds papillons (un peu plus et j’achetais des lunettes pour faire comme Félix).

Meilleur pain doré au monde (according to Véro B.) @ Oléa.

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Manger (oui, oui, je sais…): perdu dans Nob Hill, arrivés trop tôt au cinéma Lumière pour notre (excellent) film suédois sous-titré, Patrik Age 1.5, (j’aime d’amour tous les cinémas du groupe Landmark, du cinéma de répertoire comme je l’aime dans des salles comme il ne s’en fait plus!), une découverte culinaire, Olea. Comme ça, l’air de rien, sorti de nulle part. Beau brunch du dimanche.

Voilà, cinq nouvelles choses, on est donc à 6 et ça fait 5 jours qu’on est ici. J’ai de l’avance! Joie. Et pourtant, il reste tant à faire. Merci Gwyneth Paltrow et merci The Gardian.

De la première chose inédite…

J’allais la jouer facile et vous dire que Véro, le/la Résident(e) et moi avons loué un appartement (loft avec mezzanine) et que c’est la première fois que je faisais ça à San Fancisco, mais je ne vous ferai pas le coup. Je mentionnerai cependant que l’appartement est dans Lower Haight et qu’on l’aime beaucoup.

Je me demandais pourquoi je connaissais ce quartier… et en revenant de notre petit souper, j’ai vu Nickies, souvenir d’une difficile soirée avec l’ami Ken à ma deuxième visite à San Francisco, il y a déjà trop longtemps.

Donc, souper au Delfina Pizzeria sur la 18e, après une petite marche sur Castro. Jusque là toutes des choses déjà vues (bien que c’était ma première fois à cette adresse!). Inspiré par Josée Di Stasio, et parce que c’est pratiquement l’autre côté de la rue, on a fini ça chez Bi-Rite Creamery. Manger la meilleure crème glacée à vie (même si c’est plutôt frisquet dehors): brown sugar with ginger caramel swirl.






Du retour du blogue…

Bon, c’est décidé. La semaine prochaine, à partir de mercredi, on revient aux vraies affaires. Le blogue, comme carnet de voyage. Trois semaines à San Francisco, dans ce que je qualifierais de tourisme «local». L’objectif: partager 21 choses que je n’ai jamais vues ou expérimentées à San Francisco, ville où j’ai déjà eu la chance d’aller une douzaine de fois. C’est un défi d’écriture et de partage. Juste pour vous.

Ça commence mercredi.

Du iPad, jour 2: ma mère.

J’avais pris le temps d’y mettre les 600 diapositives numérisées de mon enfance, le succès a donc été instantané. Leçon numéro 1: les mères s’intéressent plus aux contenus qu’à la technologie. Killer App: l’album photo. Même en mode cadre électronique, ça fait parler.

J’avais aussi pris le soin d’acheter Mondo Solitaire (puisque c’est la seule chose que ma mère utilise sur son iMac). Leçon numéro 2: même avec un écran plus grand, les lunettes sont nécessaires. Leçon numéro 3: même simplifiée, l’interaction avec le jeu (drag, drop, tap, swipe) n’est pas évidente, bien qu’en quelques minutes ça se maîtrise. Conclusion: «Peut-être que quand ça va baisser de prix, je vais en acheter un.»

Troisième test: iBooks. Ça fonctionne très bien, même si le tournage de page n’est pas acquis du premier coup. Les mères s’attendent encore à plus de simplicité. On y est presque.

Point marquant: sans Internet (ma mère n’a pas ça Internet, ses amies l’ont eu et disent que c’est pas vraiment utile) l’iPad est moins spectaculaire. Sans ordinateur (et iTunes) on ne peut même pas l’initialiser. Probablement que la version 3G sera idéale pour ma mère, mais verrons nous une version indépendante de l’ordinateur?

Du iPad, jour 1

Fidèle à cette étrange réputation d’early adopter (Newton, 3 août 1993, Boston), j’ai fait 10 heures de route ensoleillée jusqu’à Portland, Maine (élu officiellement plus proche Apple Store américain de Québec).

J’avais pris soin de réserver il y a deux semaines à Boston et à Portland, ne sachant pas trop quels seraient mes plans pour ce samedi Pascal. Je suis arrivé à Portland à 9h30, nous étions une vingtaine dans la file des réservations (la file des non-réservations était beaucoup plus longue). Accueil cordial (on vient vous chercher dans la file, on se présente, on nous demande si on est excité (non, du tout…)). Avec notre prénom (y’a quand même pas beaucoup de Carl-Frédéric) on retrouve votre réservation, puis elle scan votre carte de crédit dans son iPod, puis trois minutes plus tard, vous sortez de là avec deux iPad, un étui et un dock. Juste pour la postérité (et pour m’assurer que personne ne conteste le fait que je suis LE premier) la facture dit 9h57.

Première constatation à même le Apple Store, c’est rapide. C’est séduisant, comme Apple sait le faire.

Unboxing dans l’auto. Démarrage avec le MacBook, car il faut le synchroniser avec iTunes au départ. Premier constat, ça prend un compte Apple US pour télécharger certaines applications (iBook, Pages, Numbers, Keynote). Par chance, j’en ai un. (Pour avoir un compte US sans carte de crédit américaine, ça prend simplement une carte cadeau américaine, ça permet de télécharger/acheter tout ce qu’Apple vend seulement aux USA.) Deuxième constat, pour avoir du fun, ça prend du wifi. Le vieux-port de Portland se chargera de ça, et du diner, et de la bière, et du soleil. Lire les nouvelles à la table d’un café, sur un iPad, ça c’est cool. Journée superbe.

Retour à travers le Maine, là où les motocyclistes respectent les limites de vitesse, mais ne portent pas de casque. Constat: les douaniers doivent trouver ça suspect les gens qui font des aller-retour dans la même journée en déclarant tout ce qu’ils achètent. Fouille de l’auto à l’aller, fouille de l’auto au retour.

À date, j’ai mal aux index. Premières impressions: c’est beau et magique (le touch, la navigation (particulièrement Google Maps), la lecture du web), c’est plus lourd que je pensais (parfois un peu trop pour être confortable) et l’étui d’Apple est un peu déplaisant (je vais peut-être craquer pour un Vaja!). Les reflets et le gras des doigts dans l’écran (tout le monde sait que j’ai les doigts naturellement gras) ne sont pas toujours évidents.

Principal défaut: il y a encore beaucoup à faire côté applications et interfaces web. Beaucoup de sites sont plus intéressants à lire sur l’iPad, mais leurs boutons sont trop petits ou trop loin des bords de l’écran (on tient l’iPad par les côtés). Comme on a vu des sites adaptés pour l’iPhone, on verra sûrement des sites adaptés pour l’iPad. Déçu des éditeurs américains (NY Times, Times, WSJ, etc.) qui voient dans l’iPad des moyens de préserver un modèle d’affaires qui n’existent plus. Déçu aussi du prix élevés de certaines applications. Hâte de l’essayer avec un vrai clavier, parce que le clavier à l’écran (particulièrement le Canadien-Français) n’est pas évident à utiliser. Les principaux défauts sont donc des choses qui auront le temps de changer dans les prochaines semaines. Beaucoup de ces choses sont déplaisantes simplement parce qu’on utilise la chose dans de nouveaux contextes que peu de gens ont eu l’occasion de tester sur le terrain.

Aujourd’hui: on test l’iPad avec ma mère. La suite de mes impressions ce soir ou demain.

Du lien (comme dans bridge)…

Voilà le texte que j’essaye d’écrire depuis une semaine sans jamais y parvenir. Merci Derek de l’avoir écrit pour moi: What I Hope Apple Unleashes Tomorow.

Un véritable pont entre le papier et l’écran. Sans artifice inutile comme le feuilletage. Juste un bon lecteur de document (statique, interactif ou multimédia) capable d’en faire plus parfois. Mais surtout un modèle d’affaires. Parce qu’au delà du gadget, Apple innove en créant des modèles d’affaires

De la iSlate et de ma mère…

Je raconte souvent que ma mère n’a pas l’Internet parce que ses amies l’ont eux et ne s’en servaient pas. Son ordinateur est un gros jeu de patience (pour les insomnies) et un album photo de temps en temps (c’est fiable un bon vieux iMac bleu). Toujours amusant de voir mon neveu me demander pourquoi le E bleu n’affiche jamais rien chez sa grand-mère, lui qui assume que l’ordinateur, c’est l’Internet.

Or, hier soir, c’est ma mère qui m’a parlé du livre électronique et m’a dit comment le iPhone c’était trop petit. Alors ça m’a semblé évident: le iSlate, c’est pas directement pour moi, c’est pour ma mère. Ni ordinateur, ni gadget téléphonique. Aussi simple et efficace que le livre, la revue, la télévision. Killer apps: le jeu de patience, le sudoku, le mot croisé.

Patience, 26 janvier.

De quelques tendances 2010…

1) Le concept de téléphone disparait tranquillement.
L’artificielle différence entre la voix et les données disparaîtra tout au long de l’année 2010. La largeur de bande et la performance des réseaux cellulaires permet de faire passer la voix comme un trafic de données prioritaires «en temps réel» au même titre que d’autres données. Bientôt, les opérateurs de cellulaire factureront tout en terme de données utilisées. Le numéro de téléphone deviendra un identifiant universel, s’il n’est pas remplacé par une adresse de courriel plus facile à retenir d’ici quelques années.

2) Tout devient IP et sans fil, et illusoirement sans frais.
Le Kindle est un exemple, certaines autos le sont déjà, les gps et les systèmes d’alarmes sont reliés par modem cellulaire. De plus en plus de gadgets incorporeront l’aspect communication cellulaire pour s’enrichir de nouvelles fonctions ou partager de nouvelles données. Pour ne pas décourager les gens, ce sont les vendeurs de gadget qui ramasseront la facture pour nous (ils n’oublieront pas de nous la refiler à même le prix du gadget). C’est l’inverse d’acheter un contrat chez Rogers et de recevoir un téléphone sans frais.

3) les câblodistributeurs auront de la difficulté à freiner la force du IP
Beau problème. Les câblos utilisent actuellement la majorité de leur immense bande passante pour envoyer 500 canaux numériques, alors que chaque foyer n’en écoute qu’un ou deux à la fois. Il y a un illogisme majeur ici. On sait qu’ils augmenteront leur bande passante au cours de l’année, au détriment de certains canaux. Peut-être penseront ils aussi à éliminer les canaux en double (HD / pas HD) ou des concepts dépassés comme Indigo. Tranquillement, la télévision distribuée comme on la connait aujourd’hui disparaîtra. Certaines rumeurs affirment déjà que la tablette Apple sera beaucoup plus un nouveau média en soit qu’un livre électronique (entre la télévision, la radio, la revue et le livre). Il y a là une généreuse place pour des câblodistributeurs allumés, qui se concentrent sur les données, plus que sur la télévision.

4) Les écrans se révoltent
On donne beaucoup de place à l’écran aujourd’hui. On y a même incorporé beaucoup de fonctions. L’ordinateur est maintenant à même l’écran. La télévision a toujours été à même l’écran. Le téléphone est devenu un écran. On s’entend tous pour dire que chaque taille d’écran à des caractéristiques propres, certains sont confortables pour l’interactivité de proximité, d’autres pour y être passif à visionner un film et d’autres pour consulter rapidement à la main. Ils sont tous connectés. Il me semble évident qu’ils deviendront tous à court ou moyen terme plus spécialisés (ou plus universellement intelligent?) et en interaction avec d’autres périphériques. Je rêve d’acheter un moniteur HD, ultra mince, de grande dimension, sans haut-parleur, sans décodeur, avec une seule et unique prise HDMI alimentée par mon système AV. J’espère qu’on verra ça en 2010.