soupir.

Bien que ça ne me surprenne pas, je dois dire que comme résident de la Ville de Québec, investissant et développant des projets dans cette ville, ça me décourage un peu (beaucoup!) de voir 25000 personnes confondre «liberté d’expression» et «droit à la diffamation sur les ondes publiques»… Mais bon, à force d’utiliser les ondes publiques pour marteler leur vision, ils ont réussi à s’adjoindre beaucoup de disciples… Comme disait l’autre « faut que ça continusse! »…

PS: tiens une chicane sur mon propre carnet!

PPS: avez-vous remarqué qu’à chaque fois que les bulletins de nouvelles questionnent des auditeurs de CHOI ça ne leur fait rarement honneur?

13 réflexions sur « soupir. »

  1. Eh ben, y’en a toujours des intellos qui malgré toutes les preuves devant eux ne croiront pas que les gens sont capables de penser par eux-mêmes et de décider eux-mêmes… Désolant mais pas surprenant. 🙂

  2. J’ai pas dit que les gens n’étaient pas capable de penser. Personne peut être compte la liberté d’expression, mais là, ils en profitent pour éviter totalement de parler de la diffamation et de ce qu’on leur reproche. Et de là, il n’y a qu’un pas pour dire que c’est correct de dire faire de la diffamation, du racisme, du sexisme et autre, au nom de la liberté d’expression.

    Mais aussi faut pas se leurer, c’est une bonne occasion de vendre des t-shirt.

  3. 50 000 personnes semble un chiffre réaliste…

    Dans quelle société vivez-vous?
    On est dans un pays libre, non? Vous pouvez vous exprimer librement ici, non? Alors, que vous dérange-t-il que 50 000 personne défendent une station de radio et la liberté d’expression?

    Je trouve qu’il est beaucoup plus facile de dénigrer comme vous le faites que de mettre ses culottes un 22 juillet et de descendre dans la rue.

    Désolé, mais je me permets de m’incrire en faux contre vos propos…

    La cause est juste, ne vous en déplaisent.

    Johny

  4. La cause de la liberté d’expression est effectivement juste. Sauf que dans ce cas-ci (et comme cfd l’a maintes fois réitéré depuis dix jours), il n’est pas question de liberté d’expression. C’est un faux cheval de bataille que CHOI brandit pour rester en ondes.

    Le vrai débat, c’est doit on cautionner les propos haineux qui ont été tenus en ondes dans les 8 dernières années. À un moment donné, les personnes concernées doivent rendre des comptes à la société, la société qui leur permet la LIBERTÉ de dire ce qu’ils ont voulu dire, et de creuser leurs tombes eux-mêmes.

    Le CRTC n’aurait pas dû fermer CHOI. Il aurait dû sanctionner Fillion, le retirer des ondes.
    Congédiez Fillion, et le CRTC va revoir sa décision…

  5. Merde… mon deuxième paragraphe est confus, mais bon… vous comprenez où je veux en venir.
    J’ajouterais aussi: le fait de voir 50 mille personnes descendre dans la rue pour une station de radio, mais 3000 pour s’opposer à une guerre dégueulasse, ça suscite effectivement des réflexions quant aux priorités des gens.

  6. La définition de propos haineux m’amuse un peu.

    Dire en onde qu’on devrait prendre les usagers d’un CHSLD, les mettre dans une chambre et les gazer, ça c’est haineux et méprisable. Mais quand c’est fait lors d’une discussion qui met en relief les vices de nos CHSLD (les bains 1 fois aux 10 jours, les préposés qui volent, terrorisent et abusent de nos grands-mères, la ligne sur les couches pour déterminer quand elle est assez pleine, les inspections planifiés pour être certain de ne pas prendre de fautifs, d’une femme invalide qu’on couche par terre enduite de ketchup pour faire une farce à une collègue de travail ou d’une autre femme qu’on laisse suspendu dans un lève-personne, nue, car c’est l’heure de la pause-café) et qu’on réalise que certaines pratiques questionnables semblent courantes, on peut se demander s’il ne vaudrait pas mieux d’être mort.

    C’est un drôle de questionnement vous me direz, mais il est légitime. Et quand Fillion a dit qu’on devrait les gazer, en fait il se demandait, après une demi-heure d’exemples disgracieux, de discussions et d’appels d’auditeurs, si ce n’était pas mieux pour eux de mourir en utilisant une caricature verbale choquante. Probable que ce serait leur montrer un peu plus de respect que de leur dire « toé ma tabarnak, si tu pèse su’a sonnette une aut fois, jte pete la yeule ma kolisse. Chu tanné en tabarnak de toé! », comme c’était arrivé à une dame et dont les médias ont amplement parlé.

    Mais bien sûr, quand on cite Fillion dans les médias, on oublie la discussion qui a conduite à un certain commentaire. Le fameux contexte.

    Quelqu’un a déjà dit « donnez moi 3 lignes que quiconque ait prononcé et je le ferai pendre ». C’est pas mal ce qui arrive. Les mêmes phrases dites sous le couvert de l’humour sont drôles, mais tirés hors du contexte de la discussion ou du monologue, elles sont scandaleuses. C’est un peu trise, voir injuste, mais bon….

    Et sous ce couvert de rectitude politique et de liberté d’expression, personne ne parle de la terrible corruption qui règne au CRTC alors qu’on leur trouve des liens proche des dirigeants des plus grandes société médiatiques, quand ce n’est pas carrément incestueux comme le cas de M. Bureau qui était un dirigeant du CRTC et qui est maintenant président du CA d’Astral Media. Il est certain qu’il ne parle plus à aucun de ces anciens amis du CRTC!!
    Qui s’est plaint de CHOI pour qu’on en soit là aujourd’hui? Et bien en enlevant les plaintes anonymes (qui ne devraient pas être prises en compte selon moi) et les plaintes des compétiteurs, il en reste 3! C’est donc seulement 3 personnes qui n’ont aucun intérêt partisan à voir cette station fermer, dont une est un criminel qui achète des mineures car il ne bande pas quand il y a du poil. 3 personnes privent 380500 personnes de leur radio.

    Peu importe ce qu’on en pense, on devrait tous être scandalisés de cette décision qui ouvre la porte à de terrifiantes suites. Surtout qu’il existe de nombreuses solutions qui auraient frappées fort sur CHOI et qui auraient ramenés Jeff sur une route moins cahoteuse. Mais encore une fois, c’est au Québec que la massue frappe. Demandez à Normand Lester s’il s’agit d’un hazard!

    Tannés de lire? On devrait bien s’entendre car je suis tanné d’écrire!

    salut!

  7. Québec,

    An de Grâce 2004.

    Allo, la Terre?

    Il serait temps qu’on arrête de comparer les discours d’animateurs controversés aux pires nazis, violeurs, criminels et autres piètres individus d’un danger peu commun. Moi, j’ai bien peur depuis que je vois tous ces discours tels que les vôtres. J’ai bien peur qu’un jour, ces animateurs ne folâtrent plus avec les limites de l’éthique pour nous rappeler sa définition profonde. J’ai bien peur que ces animateurs ne daignent plus s’avancer en terrain hostile pour faire avancer des dossiers protégés d’une invisible force aristocratique dont on croirait le XXIe siècle à l’abri… J’ai bien peur que vous-même vous refusiez à admettre être sujet de l’aristocratie, à moins que vous n’en fassiez carrément partie… J’ai bien peur que la pulsion qui vous anime à encourager le CRTC dans ses vicissitudes en soit une de ne pas troubler votre profonde quiétude à réfuter ce qui pourrait déranger votre petite personne de son fauteuil de sans-souci du dimanche soir.

    Et si, au lundi matin qui arrive, aucune opinion ne venait contrecarrer votre petite routine de payeur de taxes repus et consentant? Et si, au vendredi soir, rien ne venait occuper les discussions de votre souper au poisson, à saveur de maigre jeûne? Est-ce donc ce que nous voulons? Un corpus de stations radiophoniques homogénéisées dont la seule saveur est vanille extrême? Car, ne nous le cachons pas, même pour les politiciens, il peut être dangereux de n’avoir comme seule opinion que oui, c’est beau et c’est bon, cette gouverne.

    On avance dans l’opposition des idées. On avance également dans la confrontation des points de vue. Et si, que ce soit dans l’emportement ou dans le sensationnalisme, il faut tempérer les ardeurs de certains, faut-il nécessairement fermer boutique? Que l’on se réveille un peu, là!

    Certes, pourquoi ne pas envisager un ombudsman des ondes qui aiderait le pauvre démuni à faire face au rapace des ondes un peu trop audacieux? Un ombudsman, qui aiderait l’attaqué à faire face l’attaquant? Alors, que les ondes vibrent et se propagent, qu’elles se laissent porter, et si le vent est trop violent, que l’on porte secours à ceux qui en ont besoin. L’avenir sera garant du passé. L’attaquant apprendra enfin à tempérer ses propos, et nous garderons notre liberté.

    Qu’il est facile de réfuter ces discours sur la liberté d’expression. Mais attention. D’ici quelques années, il ne restera peut-être plus aucun moyen de la défendre, cette liberté d’expression, si on la brade à la solde de groupes médiatiques de pensée convergente. Pensons-y- bien. Dans quelques années, les quelques stations telles que CHOI FM – ainsi que les quelques stations régionales AM qui sont sur le pas de disparaître – seront envolées… que restera-t-il alors de nos amours radiophoniques? Que restera-t-il alors de nos vibrantes et jeunes pulsions de liberté? Que restera-t-il à nos jeunes?

    Des amoureux des bancs publics à l’Hawaïenne que l’on aurait voulu connaître, j’ai bien peur que tout ceci ne devienne plus qu’illusion. Alors, la fermeture de la station CHOI ne me paraît pas être la solution. Vilipender messieurs Arthur et Fillion me semble être la voie de la facilité, ce que j’ai, dans mon éducation, toujours appris à éviter. Cherchons donc la solution mitoyenne, celle du gros bon sens. Lorsque je pense au dossier de CHOI face au CRTC, j’en suis presque rendu à me demander si l’organisme n’a pas cherché, un peu expressément, à se faire remettre en question, tellement ses règles aseptisées le torturent de l’intérieur. Qu’on cesse de référer à la propagande haineuse, et surtout, connaissant nos animateurs, n’osons pas parler de viol, alors qu’ils sont d’ardents défenseurs des jeunes victimes de la prostitution juvénile. Selon mon interprétation humaniste, cinquante mille (50 000) personnes qui marchent pour une cause méritent que l’on s’y attarde. Pas qu’on la repousse du revers de la main. On est au Québec, en 2004, pas en Allemagne en 1939!!!

    Nous sommes choyés au Québec, de pouvoir marcher pacifiquement à 50 000 dans une ville ou le Maire prend pourtant des positions plus que tendancieuses si l’on tient compte de son rôle, de son pouvoir et – surtout – de son devoir politique. Mais en même temps, nous sommes empêtrés dans une morale pudibonde, celle de ne pas déranger nos fantômes de peur de les réveiller. Ces fantômes, quels seraient-ils donc? Pour un « jeune » de la trentaine, j’oserais dire qu’ils sont issus de la grande noirceur dont nous ne sommes visiblement pas encore revenus d’être sortis en 2004.

    Réagissons pendant qu’il est encore temps. Joseph Facal disait à monsieur Fillion qu’après le coup de règle, çà lui prenait les « coups de strap »… Soit! Mais le même monsieur Facal, appuyé par messieurs Jean Charest, Michel Guimont, et beaucoup d’autres personnes des milieux d’affaires canadiens et québécois, ainsi que d’autres gens du milieu médiatique canado-anglais, trouvent inappropriée la fermeture de la station CHOI.

    Soyons calme un peu et réfléchissons ensemble. On est capable de grandes choses. Comme celle d’accepter la différence, et de refuser l’intolérance. Et il est plus qu’intolérable de voir Radio-Canada traiter la nouvelle comme elle l’a fait ces dernières semaines. Il est plus que surprenant de constater les propos de gens qui n’ont parfois jamais écouté CHOI FM. Il est plus qu’inconcevable d’accepter, en tant que population (canadienne, et pas seulement québécoise) de voir nos ondes censurées et maltraitées de la sorte. Ouvrons nos ornières, sortons de notre cambuse vétuste.

    L’heure est au CHOI. Admettons-le, acceptons-le. Ce n’est pas le Pérou. Ce n’est pas toujours drôle. Ce n’est pas nécessairement évident. Il y aura d’autres réflexions à porter. Et nous aurons, sur ces réflexions, différents points de vue. Il sera normal d’avoir celui d’une station radiophonique indépendante, qui a fait ses marques à la sueur de son front. Cessons, pour une fois, nous les Québécois, de maltraiter ceux qui réussissent au sein de notre patrie.

    Cela est trop fréquent et un peu absurde. On a pas besoin de remplacer de bons emplois par des emplois de la convergence organisée. On a besoin de laisser les gens de chez nous réussir à faire leur marque. Dans la controverse s’il le faut. Ayons la fierté de ce que nous sommes!

    Johny

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