10 ans.

C’est étrange, mais je me souviens qu’il y a dix ans, je laissais un travail et une maîtrise en économique pour me « lancer en affaires ». Étrangement, contrairement à d’autres, je ne crois pas m’être défini principalement comme « associé dans une strartup » ou « jeune entrepreneur », ce n’était pas encore tendance. La fierté ne venait pas tellement du titre (j’ai après tout des cartes d’affaires de l’époque avec le titre « évangéliste »!) mais surtout du plaisir de faire quelque chose par nous même, de choisir nos priorités et nos façons de les concrétiser, de développer un marché qui n’existait même pas.

C’est qu’à vrai dire, je ne me suis jamais vraiment « lancé en affaires ». J’ai juste toujours été là au bon moment. Certains crieront au scandale (trop facile!), d’autres conclueront sans doute à mon génie (merci!)! Mais oui, simplement comme ça, toujours là au bon moment.

Là, lorsque Sylvain m’a demandé, au Shack, durant une tempête de neige de février, si je serais prêt à embarquer avec eux pour être leur spécialiste Internet.

Là, un dimanche matin, dans un 4 et demi de Sainte-Foy, lorsqu’il m’a montré le plan d’affaires, visiblement un peu trop ambitieux et sans assises solides.

Là, autour d’une table au Kriegoff, avec Hugo et l’étrange gang que Sylvain et Sébastien avaient ramassés (communément nommé le Regroupement Autonome de Programmeurs Analystes et de Concepteurs Électroniques).

Là durant les premiers mois, à apprendre, à tout absorber comme une éponge.

Là quand Rémy est arrivé, là quand Rémy est reparti. Là quand Hugo a pris le rôle de directeur de production en main. Là quand Sylvain a fondé Proksim, aujourd’hui Quazal. Là quand il m’a passé les commandes. Là quand on s’est installé dans St-Roch. Là quand on a créé l’Infobourg, là quand on a créé Septembre Média, là quand on s’est amusé avec Pssst, là quand on a créé Opossum.

Là dans les moins bons moments, là dans les meilleurs moments. Tellement de choses comprises, tellement encore de choses à parfaire, à développer.

Ici. Maintenant. 10 ans plus tard. Presque par accident, pour me rassurer et me faire croire que je suis vraiment paresseux et que tout ça s’est fait sans effort. Bien entouré. Mieux que jamais. Prêt à faire 10 autres années. Au moins. Heureux. Vraiment.

5 réflexions sur « 10 ans. »

  1. Que dire de plus…

    C’est bien d’être là au bon moment mais ce n’est pas suffisant. Tu es bien humble mais laisse-moi rétablir l’équilibre…

    Malgré les occasions qui se présentent, il faut aussi savoir prendre les bonnes décisions et ce, sans garanties de réussite, sans filet de sécurité et sans écouter les conformistes qui répètent sans cesse « Ben voyons, tu serais ben mieux de te trouver une vraie job stable ben payée, t’es brillant après tout! ».

    Bravo pour avoir pris des risques, payé le prix en efforts et réussi. Il en faut des gens comme ça pour fournir à d’autres (brillants après tout) de bonnes jobs stables et bien payées… 😉

  2. Je crois que je vais faire un billet sur la notion de « risque ». Parce que finalement, tant qu’on manque assez de confiance en soi pour bien analyser les situations avant de prendre des décisions, on trouve toujours des solutions.

  3. c’était tu un 28 juin? y a t-il une raison pqoi tu fais ce post là today?

    *
    super inspirant en tout cas,
    (bien plus que tes billets sur les maudits meubles…)

    😛

  4. Dix ans et trente-quatre ans… Tu nages en plein multi-anniversaires !

    Ton texte est vraiment inspirant. Si aujourd’hui, l’envie te prend d’en écrire un sur le fait de dépasser « l’âge du Christ », je te suggère de le titrer, à la CFD :«L’astéRISQUE»

    N.B. Je voulais te dire que l’étoile (*) que tu es à « 34 » et à « 10 » en inspire plus d’un… Bonnes fêtes !

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