Des bilans et des résolutions.

Clément a bien raison. Le blogue doit être de retour en 2017.

Il a bien raison aussi quand il affirme (dans une discussion Facebook, quelle ironie) qu’écrire ici a plus de valeur qu’écrire dans l’environnement fermé de Facebook (où il est affreusement difficile de retrouver de vieux statuts ou de faire référence à ceux des autres). Je le remercie d’ailleurs d’avoir fouillé mon Janvier 2007. Mois particulièrement prolifique (et historique!). La valeur du blogue est assurément là. Je pense qu’il faut aussi s’intéresser à des environnements communs comme Medium.

Je voulais traiter des bilans. J’en ai lu trois ou quatre de confrères entrepreneurs. Les seuls que j’ai jugé crédibles sont ceux qui contiennent des aveux réels d’humanité entrepreneuriale, allant au delà de l’auto-justification ou d’un maquillage trop rose de la réussite. Je pense que pour faire de bons bilans aujourd’hui, dans ce monde numérique, ça prend du temps de recul, et plus de prospective qu’un rapport annuel jovial et marketing. Certes, au quotidien, on fait de grandes choses, mais on fait aussi des niaiseries, et on est loin d’être parfait comme humain, comme entrepreneur ou comme patron, c’est pas toujours facile à avouer, ça prend aussi parfois plus d’un an pour l’avouer.

Mon 2016 professionnel a été bien meilleur que mon 2015, même si j’ai l’impression d’avoir vécu dans l’ombre de ce 2015 aux résultats plutôt déprimants. 2016 a été bien plus performant, une fois les réflexions faites et les plans d’action en place, mais j’ai quand même l’impression d’avoir gardé le pied sur le frein tout le long de l’année (ce qui me stresse tout autant que le dérapage, au final). Beaucoup de beaux projets pour 2017, et ce goût d’accélérer et d’écouter mon instinct sur certaines choses, et de retrouver des espaces de réflexions et d’innovation. Toujours le goût de travailler avec des gens que j’aime et que j’apprécie (surtout ceux que je ne croise pas assez souvent), sur des projets de pointes, avec une vision plus globale et plus inspirée. Le goût d’éliminer certains stress également, en s’organisant différemment. Etre un peu extrême dans certains choix même. Et toujours ce goût de partager plus de choses.

Je ne vous fait pas de promesse d’écrire plus, mais j’ai trois billets en attente déjà pour cette semaine. Ne me reste qu’à les relire et les publier.

Je vous aime. Je ne vous le dis pas assez souvent.

14 pensées sur “Des bilans et des résolutions.”

  1. Ahhhhhhh! Quel plaisir tu me fais là! Merci d’avoir pris le temps d’écrire.

    Sur le fait que 2007 était une année historique, je te suggère *fortement* la lecture de Thank You for Being Late, de Thomas Friedman. Il fait l’hypothèse que c’est cette année là que tout a basculé… et qu’on a pas fini de constater les impacts de tout ce qui s’est passé cette année là.

    http://www.cnbc.com/2016/11/22/your-world-changed-forever-in-2007-with-iphone-and-tech-boom-thomas-friedman.html

    «…ce goût d’accélérer et d’écouter mon instinct sur certaines choses, et de retrouver des espaces de réflexions et d’innovation. (…) Etre un peu extrême dans certains choix même. Et toujours ce goût de partager plus de choses.»

    Je pense que le retour au blogue va contribuer à stimuler tout ça.

    Et je te promets de contribuer fréquemment à alimenter ta réflexion, voire à plonger dans l’action avec toi quand l’occasion se présentera!

    Bonne année! C’est bien parti!

  2. Bravo pour le retour ! 😉

    Cela dit, hors les prises de position bloguées, je crois qu’il nous manque d’occasion de discuter d’innovation, de numérique et de culture. Je me souviens de quelques années aux 5à7 plus fréquents où il était possible de se parler, de débattre, ensemble, ouvertement.

    J’dis ça d’même là ! 😉

  3. Je partage ton point de vue sur les bilans de euphoriques alors que la réalité entrepreneuriale est très très difficile. Je me suis abstenu d’en faire un car 2016 a été une année plus difficile qu’autre chose. Je n’avais pas le goût de répondre aux gérants d’estrade. Le monde n’aiment pas lire des mauvaises nouvelles.

    1. Faut prendre le temps de digérer les déceptions, le bilan est plus facile à faire quelques mois plus tard. On est trop exigeant envers nous même. (Pour les gérants d’estrade, on est tous très bons, je pense que ça fait partie de notre capacité d’analyse. On devient cependant plus tolérant quand on a vécu les deux (ou trois) côté de la médaille…)

  4. Content de te lire. Je pense aussi que ce genre de transparence a beaucoup plus de valeur pour tous, que des fake comm. J’ai fait celui de nos dernières aventures sur Medium si ça vous dit de lire! Bon 2017, au plaisir de vous croiser bientôt sur un de ces projets inspirants.

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