Du statut, du micro-carnet et du clavardage…

Je vais l’avouer, je déteste Twitter. Pourquoi?

Pas pour l’outil. Bien que sa stabilité fasse parfois défaut.

Mais bien pour ses utilisateurs qui ne font pas la différence entre la mise à jour du statut, la micro-publication et le clavardage.

Pour le statut (n’oublions pas que le call to action de Twitter est « What are you doing? »), je suis tanné de voir les gens utiliser le même sur toutes les plateformes, parce qu’honnêtement vos interventions Twitter, une fois dans Facebook, n’ont rien d’un statut et ça c’est plate. Et je n’ai aucun plaisir à les lire deux fois.

Pour le micro-carnet, j’ai tendance à être d’accord, Twitter est fantastique. Mais ça ne l’est pas si vous passez votre temps à converser, ou si vous mélangez ça avec des mises à jour de statut. Et honnêtement, le fait de ne pas avoir de lien significatif (tinyurl), ça m’énerve aussi, c’est un retour en arrière.

Et le clavardage? Bien je l’ai dit, ça m’énerve de voir ça dans le même fil de nouvelle. Je préfère pour ça le bon vieux IRC où je peux éviter les discussions qui ne me sont pas d’intérêt. De toute façon, Twitter, par sa forme, rend les conversations difficiles à suivre. Un autre retour en arrière à mon avis.

Donc, je vous aime tous, mais s’il vous plait arrêter d’utiliser vos Twits comme statuts Facebook, et si vous voulez clavarder sur Twitter faite le donc de façon plus intéressante pour vos fans.

Merci!

13 réflexions sur « Du statut, du micro-carnet et du clavardage… »

  1. Il m’arrive à l’occasion d’utiliser un tweet comme statut Facebook, mais généralement c’est parce que je trouve l’information pertinente ou drôle, et que je sais qu’elle sera vite oubliée sur Twitter (je vais écrire autre chose après, c’est inévitable). Mais contrairement à bien d’autres, je fais ça «manuellement» alors j’imagine que ça t’agace moins…

    Mais franchement, Twitter c’est un SMS de masse, un IRC avec un seul canal où plutôt de devoir ignorer des utilisateurs, on doit d’abord les suivre ou les accepter pour recevoir leurs commentaires. Si ça t’énerve, tu devrais t’amuser à unfollower ceux qui t’énervent (et ce sera certainement moi le premier).

    L’absence de liens significatif est inévitable pour gagner de l’espace d’écriture. T’appelles ça un «fil de nouvelles»? Okay, on utilise vraiment pas Twitter pour les mêmes raisons! ;oP

  2. Je comprends que cette répétition puisse engendrer de la frustration chez les lecteurs. Cependant, la différence entre statuts, micro-carnet et clavardage n’est pas évidente dans l’esprit de la plupart des gens. Et c’est très bien ainsi, même si ça crée beaucoup de bruit. C’est, à mon avis, la principale richesse de Twitter.

    Au départ, Twitter se présentait, en effet, comme un outil de statuts. Ce qui est fascinant, c’est que les utilisateurs se l’ont approprié afin de l’utiliser à leur manière. C’est un excellent exemple de produit/service qui dépasse ce pour quoi il a été créé.

    Il faut aussi reconnaître que nous en sommes à l’âge de pierre des médias sociaux et que, nécessairement, les usagers progressent par tâtonnement. Il ne faut donc pas les en blâmer.

    J’ajouterais que la limite en terme de longueur ajoute également une dimension intéressante qui nécessairement apporte des contraintes sémantiques. Ceci soulève entre autre un questionnement sur la véritable nature des URL.

    On découvre de nouvelles façons de communiquer. Laissons un peu aller pour voir où ça va nous mener. Il faut éviter de se cantonner dans des visions trop abstraites. Vaut mieux la répétition et l’interopérabilité que la fragmentation des groupes d’individus par canaux de communication.

  3. Facebook status: CFD « is »
    Twitter status: What CFD is « doing »
    La différence est à un niveau philosophique: Être et agir. Deux perceptions bien différentes.
    Ça explique tout. 😉

  4. @Lpp: Micro-carnet, traduction libre de microblog…

    @Laurent: Si ce n’est pas automatique, ça ne me dérange pas du tout.

    @Simon: Je fais tout pour aider les gens à trouver les bonnes utilisations, en dénonçant celles qui m’énervent! La longueur des interventions, certes. Le concept d’hyperlien est beaucoup plus fort que le simple concept d’URL, il implique un objet que l’on référence à un autre. ici, on perd complètement l’objet.

  5. Allô! Je débarque ici après avoir vu une réaction lue… sur Twitter. Moi aussi je me questionne beaucoup par rapport à Twitter (j’ai justement écrit un post sur le sujet sur mon blogue hier). Je cherche encore la pertinence d’y être, alors qu’on utilise déjà d’autres réseaux sociaux. Je ne comprends pas non plus pourquoi l’utiliser pour des «statuts» comme sur Facebook (dans mon cas principalement parce que je ne connais pas la majorité des gens qui me «suivent» sur Twitter, alors je me demande toujours quel est l’intérêt de raconter des trucs perso en 140 caractères – si j’ai envie de le faire, je vais plutôt bloguer et mettre un contexte!). Je rejoins un peu ce que Simon a dit: pour moi, Twitter – comme tout autre réseau ou même outil techno en général d’ailleurs – devient intéressant dans la mesure où on se l’approprie et qu’on l’utilise à notre manière. Pourquoi y aurait-il de «mauvaises» utilisations, justement? Cela dit, je ne suis ni analyste, ni geek, simplement une journaliste curieuse qui s’intéresse de près à la techno quand elle amène de nouvelles manières de communiquer et de créer…

    Et effectivement, je trouve que Martine a soulevé un bon point.

  6. En tant que « tout à clutch », je me réjouis alors de n’offenser personne en répétant (mais très peu souvent) ce que je tape, manuellement je le répète, plus vite que mon ombre* dans Twitter ou ailleurs…

    *pas aussi vite qu’un certain Greg, spécialiste du backspace répété 😉

    Ceci dit, j’ai eu des discussions dans Twitter que je n’aurais jamais eues ailleurs… faute de la présence des interlocuteurs ou du temps qu’ils peuvent consacrer, mais surtout de l’accessibilité que Twitter leur donne et qu’ils ne trouvaient pas (ou n’avaient pas tenté de trouver) avec un autre outil…

    Être ou faire, c’est comme nature et fonction en grammaire 🙂

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